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Sûreté de l'avortement chirurgical


L'avortement chirurgical est l'une des interventions médicales les plus sûres. Les complications résultant d'un avortement du premier trimestre sont beaucoup moins fréquentes et moins graves que celles résultant d'un accouchement.

L'avortement illégal comporte de grands risques

L'avortement n'a pas toujours été aussi dépourvu de risques. Depuis 1988, aucune loi ne restreint le droit à l'avortement au Canada. Donc, Canada est une des pays sans une loi d'avortement. Avant ça, plusieurs femmes avaient des problèmes médicaux parce ce que était difficile d'obtenir une avortement légale. Entre la décennie 1880 et l'année 1973, l'avortement était aussi illégal dans la plupart des états américains.

Conséquemment, un grand nombre de femmes mouraient ou subissaient de graves problèmes médicaux. Les femmes faisaient souvent des efforts désespérés et dangereux pour se faire avorter, ou s'en remettaient à des avorteuses sans formation qui effectuaient l'avortement avec des instruments primitifs et dans des conditions déplorables d'hygiène. Les femmes aboutissaient souvent dans les services d'urgence, présentant de sérieuses complications comme la perforation de l'utérus, la rétention du placenta, l'hémorragie, les lésions du col utérin, l'infection persistante, l'empoisonnement, le choc et la gangrène.

Dans les pays du monde où l'avortement est illégal, ces complications continuent d'être une cause importante de mortalité maternelle. On estime que, dans l'ensemble du monde, 68,000 femmes meurent chaque année par suite d'avortements pratiqués dans des conditions peu sûres.1 Un grand nombre de médecins qui pratiquent l'avortement aujourd'hui au Canada et aux États-Unis sont déterminés à offrir ce service dans des conditions sûres du point de vue médical parce qu'elles/ils se rappellent les cas tragiques de femmes se présentant à l'hôpital après un avortement illégal gâché.

Évaluation du risque de complications

Depuis le rétablissement de la légalité de l'avortement au Canada en 1988 et aux États-Unis par le jugement de cour Roe v. Wade en 1973, les femmes ont bénéficié de progrès marqués en matière de techniques médicales, aussi bien que d'un meilleur accès à des services d'avortement de haute qualité.2 Généralement, plus l'avortement est effectué tôt, moins il présente de difficultés et de risques.

Il est très rare d'observer des complications graves à la suite d'un avortement chirurgical effectué avant la 13e semaine de grossesse. Environ 88% des femmes qui obtiennent un avortement sont enceintes de moins de 13 semaines.3 De ces femmes, 97% n'auraient aucune complication; 2.5% ont des complications mineures qui peuvent être traitée en clinique médicale ou dans l'établissement où l'avortement a été pratiqué; et moins de 0.5% ont des complications plus graves exigeant une intervention supplémentaire et/ou l'hospitalisation.4 La fréquence des complications est quelque peu plus élevée pour l'avortement effectué entre la 13e et la 24e semaine. L'anesthésie générale, parfois utilisée pour l'avortement chirurgical, présente ses propres risques.

Outre l'âge de la grossesse, on compte les facteurs suivants parmi ceux susceptibles d'influencer la probabilité de complications:

  • le type d'anesthésie utilisé;
  • l'état de santé général de la femme;
  • la méthode d'avortement utilisée;
  • la compétence et la formation du pourvoyeur.

Complications de l'avortement légal

Les études les plus étendues et les plus exhaustives des complications de l'avortement remontent aux années 1970, alors que les techniques modernes d'avortement étaient encore en voie d'élaboration. Les experts s'accordent pour dire que, vu les progrès réalisés depuis en matière de techniques d'avortement et de leur utilisation, le taux de complications est presque certainement moindre aujourd'hui.5,6 Aussi rares qu'elles soient, les complications suivantes sont au nombre de celles qui peuvent se produire après un avortement chirurgical:

  • l'accumulation de caillots sanguins dans l'utérus, exigeant une intervention supplémentaire pour les aspirer; elle se produit dans moins de 0.2% des cas7;
  • les infections, dont la plupart sont facilement identifiées et traitées si la femme observe les directives de suivi; selon les études menées en Amérique du Nord, elles se produiraient dans 0.1% à 2.0% des cas7;
  • la déchirure du col utérin, qui peut être réparée avec des points de suture; elle se produit dans 0.6% à 1.2% des cas8;
  • la perforation (par percement ou déchirure) de la paroi utérine et/ou d'autres organes; elle se produit dans moins de 0.4% des cas.6,7 La guérison peut être spontanée ou exiger la réparation chirurgicale; parfois, mais rarement, l'hystérectomie est nécessaire;
  • l'avortement manqué, qui ne met pas fin à la grossesse et exige une reprise de l'intervention; il se produit dans moins de 0.3% des cas7;
  • l'avortement incomplet, l'utérus retenant une partie de son contenu et une intervention supplémentaire étant nécessaire pour l'aspirer; il se produit dans 0.3% à 2.0% des cas7;
  • saignement excessif exigeant la transfusion sanguine; il se produit dans 0.02% à 0.3% des cas.6,8

Le taux de décès pour l'ensemble des avortements légaux est de 0.0006%, soit un cas sur 160,000. Ces rares cas de décès résultent généralement de facteurs tels qu'une réaction défavorable à l'anesthésie, une embolie, une infection ou une hémorragie incontrôlable.7 Le risque de mourir durant la grossesse ou l'accouchement est dix fois supérieur.5

Symptômes d'une complication post-avortement

Si une femme a l'un des symptômes suivants après un avortement chirurgical, elle devrait communiquer immédiatement avec l'établissement où elle a subi l'intervention pour obtenir des soins de suivi7:

  • douleur intense ou persistante;
  • frissons ou fièvre accompagnée d'une température buccale de 100.4° ou plus;
  • perte sanguine qui est deux fois celle des règles normales ou qui traverse plus d'une serviette sanitaire à l'heure, deux heures d'affilée;
  • écoulement nauséabond au niveau du vagin;
  • symptômes indiquant que la grossesse se poursuit.

Les médecins et les cliniques qui offrent des services d'avortement devraient donner à leurs patientes un numéro à appeler 24 heures sur 24 en cas de complications ou de réactions.

Prévention des complications

Une femme peut réduire son risque de complications. Ainsi, elle peut obtenir un avortement tôt dans sa grossesse. Généralement, plus l'avortement est pratiqué tôt, moins il présente de risques.

Il est important aussi de poser des questions. En règle générale, comme c'est le cas pour toute intervention médicale, plus la personne est détendue et plus elle sait à quoi s'attendre, plus l'expérience sera dépourvue de difficultés et de risques.

En outre, toute femme qui choisit l'avortement devrait:

  • trouver une bonne clinique ou un(e) praticienne/praticien qualifié(e) et autorisé(e). Pour une recommandation, appelez la ligne d'assistance de la NAF (1-800-772-9100) ou trouvez un pourvoyeur en ligne;
  • informer la praticienne/le praticien de tout problème de santé que vous pourriez avoir, de tout médicament ou drogue illicite que vous prenez, de toute allergie aux médicaments ou aux anesthésiques, et ainsi de suite;
  • suivre les directives post-opératoires;
  • revenir pour un examen de suivi.

Propagande anti-avortement

Les activistes opposés à l'avortement soutiennent que le fait d'avoir un avortement accroît le risque de cancer du sein et met en danger la capacité future d'avoir des enfants. Ils soutiennent que les femmes qui ont eu un avortement, même dépourvu de complications, sont plus susceptibles d'avoir de la difficulté à concevoir ou à mener une grossesse à terme, d'avoir une grossesse ectopique (en dehors de l'utérus), d'avoir un bébé mort-né, ou de devenir stériles. Toutefois, ces prétentions ont été réfutées par un grand nombre d'études médicales. En février 2003, le National Cancer Institute réunissait un groupe d'experts en vue d'évaluer les données scientifiques. Le groupe concluait que des études avaient clairement établi que «l'avortement provoqué n'est pas associé à une augmentation du risque de cancer du sein.»9 Qui plus est, des examens exhaustifs des données ont mené à la conclusion que l'intervention d'aspiration par le vide durant le premier trimestre ne pose pratiquement aucun risque pour la santé génésique future.10 Voir (en anglais) Abortion Myths: Abortion and Breast Cancer.

Les sentiments de la femme après un avortement

Les femmes peuvent avoir diverses raisons de choisir l'avortement, mais en général elles le font parce le moment n'est pas opportun pour elles de mener une grossesse à terme. Une telle situation peut causer un grand désarroi et, bien que l'avortement soit peut-être le meilleur choix possible, les circonstances qui entourent la grossesse non désirée peuvent continuer d'être une source de chagrin.

Certaines femmes pourraient trouver utile de parler de leurs sentiments avec un membre de leur famille, une amie ou une conseillère. Un sentiment de tristesse ou de déception résultant, par exemple, d'un manque de soutien de la part d'un époux ou d'un partenaire, ne devrait pas être interprété à tort comme du regret au sujet de l'avortement. Les femmes qui ressentent de la culpabilité ou de la tristesse après un avortement disent généralement pouvoir maîtriser leurs sentiments.

L'American Psychological Association a conclu qu'il n'existe pas d'indications ou de preuves scientifiques de l'existence d'un supposé «syndrome post-avortement», qui serait caractérisé par un traumatisme psychologique ou une profonde dépression. Le sentiment le plus souvent exprimé par les femmes après avoir mis fin à une grossesse non désirée est le soulagement et la majorité se disent convaincues d'avoir pris la bonne décision. Voir (en anglais) Abortion Myths: Post-Abortion Syndrome.

Références

  1. The World Health Report 2005 - Make every mother and child count. Geneva, Switzerland: Organisation mondiale de la santé, 2005.
  2. AMA Council Report. Induced Termination of Pregnancy Before and After Roe v. Wade. Journal of the American Medical Association, 1992, 268: 3231.
  3. Elam-Evans LD, Strauss LT, Herndon J, Parker WY, Whitehead S, Berg CJ. Abortion Surveillance-United States, 1999. Morbidity and Mortality Weekly Report 2002; 51 (SS09): 1-28.
  4. Tietze C, Henshaw SK. Induced abortion: A worldwide review, 1986. Third edition. New York: Guttmacher Institute, 1996.
  5. Henshaw SK. Unintended pregnancy and abortion: A public health perspective. In Paul M, Lichtenberg ES, Borgatta L, Grimes DA, Stubblefield PG. A Clinician's Guide to Medical and Surgical Abortion. New York: Churchill Livingstone, 1999, pp. 11-22.
  6. Haskell WM, Easterling TR, Lichtenberg ES. Surgical Abortion after the first trimester. In Paul M, Lichtenberg ES, Borgatta L, Grimes DA, Stubblefield PG. A Clinician's Guide to Medical and Surgical Abortion. New York: Churchill Livingstone, 1999, pp. 123-138.
  7. Lichtenberg ES, Grimes DA, Paul M. Abortion complications: Prevention and management. In Paul M, Lichtenberg ES, Borgatta L. Grimes DA, Stubblefield PG. A Clinician's Guide to Medical and Surgical Abortion. New York: Churchill Livingstone, 1999, pp. 197-216.
  8. Hern WM. Abortion Practice. Philadelphia: J.B. Lippincott Company, 1990.
  9. Summary Report: Early Reproductive Events and Breast Cancer Workshop, National Cancer Institute, www.nci.nih.gov/cancerinfo/ere-workshop-report
  10. Rowland Hogue CJ, Boardman LA, Stotland NL, Peipert JF. Answering questions about long-term outcomes. In Paul M, Lichtenberg ES, Borgatta L, Grimes DA, Stubblefield PG. A Clinician's Guide to Medical and Surgical Abortion. New York: Churchill Livingstone, 1999, pp. 217-228.

Pour information additionelle

Pour obtenir des renseignements ou être adressée à des pourvoyeurs d'avortement qualifiés, appelez la ligne d'assistance sans frais de la Fédération nationale de l'avortement: 1-800-772-9100.
Semaine: 08h00-21h00
Samedi: 09h00-17h00, heure de l'est.

National Abortion Federation - Fédération nationale de l'avortement
P.O. Box 42065
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