Au Canada, l'accès aux services de santé est garanti par la Loi canadienne sur la santé. L'avortement est considéré comme un service sûr, couvert par l'assurance-maladie et payé par l'état, ce qui veut dire qu'une femme ne devrait pas avoir à payer pour un avortement au Canada.
Toutefois, l'accès varie selon la région du pays et les femmes doivent payer des frais dans certains établissements. Ainsi:
- Il n'y a pas de services d'avortement dans l'Île-du-Prince-Édouard.
- Au Nouveau-Brunswick, pour que les frais soient assumés par le trésor public, l'avortement doit être pratiqué dans un hôpital, et pour ce, la femme doit avoir l'approbation de deux médecins. Si l'avortement est pratiqué dans une clinique, elle devra en assumer elle-même les frais, vu que la province ne paie que pour les avortements pratiqués dans les établissements financés par le trésor public, tels que les hôpitaux.
- Le Nouveau-Brunswick ne finance que les avortements pratiqués par les gynécologues-obstétriciens et non pas ceux pratiqués par les médecins de famille, comme c'est le cas généralement dans le reste du Canada.
Certains de ces obstacles pourraient contrevenir à la Loi canadienne sur la santé et entrer en conflit avec son intention de décriminaliser l'avortement au Canada.
L'avortement est financé en vertu des régimes provinciaux et territoriaux d'assurance-maladie et la couverture varie selon la région.
Peut-être qu'un pourvoyeur de soins médicaux refuse de renvoyer une patiente pour des soins d'avortement ou que dissimule d'information importante sur ses options médicales. La NAF a développé une feuille informative, Has Your Physician Refused to Provide a Referral for Abortion Care? A Patient's Guide to Action (fichier PDF, 51K, en anglais) afin d'aider les patientes à revendiquer ses droits dans ces cas.

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